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 "COMMENT EST CE POSSIBLE ?"

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Riley
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Messages : 56
Date d'inscription : 17/05/2008
Age : 34

MessageSujet: "COMMENT EST CE POSSIBLE ?"   Lun 26 Mai - 23:38

"Comment est-ce possible?"


Quand j'étais un chiot, je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire. Vous m'avez appelé votre enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés,
je suis devenu votre meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi et me demandais "Comment peux-tu?" mais après on s'amusait ensemble. Mon éduction a pris un peu plus longtemps que prévu, parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous avons travaillé ensemble.

Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.
Nous sommes allés pour de longues promenades, et courses dans le parc, promenades de voiture, arrêts pour la créme glacée (j'ai seulement eu le cornet, parce que "la glace est mauvaise pour les chiens", comme tu disais), et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison.

Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et tu t'es concentré sur ta carrière, et plus de temps à chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement de coeur et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer, et puis tu es tombé amoureux.

Elle, maintenant ta femme, n'est pas "une personne-chien" mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui obéi. J'étais heureux. Ensuite les bébés humains sont arrivés,
et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi. Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart du temps banni dans une autre pièce, ou dans une niche.
Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un'prisonnier de l'amour".

Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur les jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes oreilles, et m'ont donné des baiserssur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses, parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes et les aurais défendus avec ma vie si besoin était.
J'allais dans leur lits et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.

Il eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien et qu'ils te demandaient
une photo de moi, tu en avais une à leur montrer dans ton portefeuille, et tu leur racontais des
histoires à mon propos.
Ces dernières années tu répondais"juste oui", et changeais de sujet. Je suis passé du statut de "ton chien" à "seulement chien" et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.
Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familliers.
Tu as fait le bon choix pour ta "famille", mais il y eut un temps où j'étais ta famille.

J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux.
Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir.
Tu as rempli la paperasserie et tu as dit "je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui".
Ils ont haussé les épaules et vous ont jété un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face à un un chien entre deux âges, même un avec "des papiers".
Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon collier et il criait
"non, papa, s'il te plaît, ne les laissez pas prendre mon chien!"
Et je me suis inquiété pour lui, quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie?
Tu m'as donné un "au revoir-caresse" sur la tête, tu as évité mes yeux, et tu as refusé de prendre mon collier avec vous.

Aprés votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet du départ.
Il y a de cela plusieurs mois et vous n'avez rien fait pour me trouver une autre maison.
Elle ont secoué leurs têtes et ont dit "Comment est ce possible?"
Ils nous nourissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours.
Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espèrant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve, ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.

Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu.
J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée, et je piétinais le long de l'allée jusqu'à une pièce séparée. Une pièce heureusement tranquille.

Elle m'a placé sur la table et frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m'inquiéter.
Mon coeur battait d'anticipation à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le "prisionner de l'amour" avait survécu à travers les jours.
Comme c'est dans ma nature, je me suis plus inquiété d'elle.
Le fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je sais, de la même manière que je connais votre humeur chaque jour.

Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.
Quand j'ai senti le dard et les liquides se répandre à travers mon corps, je me suis assoupi, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré " Comment as-tu pu?"
Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit "je suis si désolée".
Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'aille à une meilleure place où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné, ou aurais à pourvoir moi-même à mes besoins une place remplie d'amour et de lumière trés différente de cet endroit.
Et avec dernières énergies, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon "Comment as-tu pu?" n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi, et t'attendrai à jamais.
Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.



Note de l'auteur
Si "Comment est -ce possible?" a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme cela me l'a fait, alors que je l'écrivais, c'est parce que c'est l'histoire
de millions d'animaux familiers qui meurent chaque année dans des chenils.


JIM WILLIS

_________________
Protection des animaux avec la Fondation 30 Millions d'Amis


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